Cours à l’Université de Liège

L’enseignement universitaire est accessible à tous les citoyens. Toute personne désireuse de suivre l’un ou l’autre de mes cours est la bienvenue. Il suffit pour cela de s’inscrire, soit en qualité d’ « élève libre », soit d’ « auditeur libre », auprès du service des inscriptions.

Néanmoins, certaines informations (dont les power points des cours) ne sont accessibles qu’aux étudiants régulièrement inscrits des filières complètes (Droit, Philosophie, Science politique, etc.) via l’interface MyULg.

Histoire de la philosophie et des théories du droit naturel (60h) – PHIL1102-1

Ce cours s’adresse à des étudiants néophytes. Il porte essentiellement sur l’étude des grands penseurs modernes, en privilégiant les questions qui touchent à la philosophie et à la théorie du droit : Machiavel, Hobbes, Locke, Rousseau, Hegel, Marx, Freud, Sartre, Foucault, etc. Il aborde aussi des questions plus contemporaines telles que le néolibéralisme ou le racisme. Les deux thèmes majeurs, croisés, sont ceux de la justice et de la liberté.

  • Auditoire : 1er BAC Droit
  • Prérequis : Aucun
  • Lecture(s) obligatoire(s) : De l’homme et du citoyen, de boeck-Université
    Les « Power Points » du cours sont accessibles chaque semaine sur « My ULg » (pour les étudiants régulièrement inscrits)
  • Modalités d’apprentissage : cours « ex cathedra » par séance de 3 heures, les vendredis de 14 h à 17h et quelques autres séances (à préciser); 2e quadrimestre
  • Modalités d’évaluation : orale

Introduction à la philosophie politique (30h) – PHIL0012-1

Ce cours s’adresse à des étudiants néophytes. Il porte essentiellement sur l’étude des grands penseurs modernes : Machiavel, Hobbes, Locke, Rousseau, Hegel, Marx, Freud, Sartre, Foucault, etc. Il aborde aussi les grandes questions transversales concernant le politique, telles que l’Etat, le pouvoir, le droit, et des questions plus contemporaines telles que le néolibéralisme ou le racisme. Le thème majeur est celui de la liberté.

  • Auditoire : A partir de 2014-2015 : 1er BAC philosophie et 2e BAC Science politique
  • Prérequis : Aucun
  • Lecture(s) obligatoire(s) : « De l’homme et du citoyen », de boeck-Université
    Les Power Points du cours sont accessibles chaque semaine sur My ULg (pour les étudiants régulièrement inscrits)
  • Modalités d’apprentissage : cours « ex cathedra » par séance de 2 heures,  les mardis de 18 h à 20h, 1er quadrimestre
  • Modalités d’évaluation : examen écrit pour les étudiants en Science Politique, examen oral pour les étudiants en Philosophie

Le cours portera cette année sur le socialisme : son histoire, ses fondements théoriques et les enjeux et tensions auxquels il doit faire face aujourd’hui.

  • Auditoire : 3e BAC philosophie
  • Prérequis : Formation de 2 ans en philosophie ou équivalent.
  • Lecture(s) obligatoire(s) : J’informerai les étudiants en temps utiles
  • Modalités d’apprentissage : cours interactif de 2 heures, les mardis de 18 h à 20h, 2e quadrimestre
  • Modalités d’évaluation : orale

Cette année, le cours a porté sur le Tractatus theologico-politicus de Spinoza.
L’an prochain, il portera sur Le Prince de Machiavel.

  • Auditoire : 2e Master en philosophie
  • Prérequis : Formation de 3 ans en philosophie ou équivalent.
  • Lecture(s) obligatoire(s) : J’informerai les étudiants en temps utiles
  • Modalités d’apprentissage : cours interactif de 2 heures, les vendredis de 16 h à 28h, 1er quadrimestre
  • Modalités d’évaluation : à déterminer avec les étudiants

Co-titulaires : Florence Caeymaex et Julien Pieron

Politiques de la dette

La « crise de la dette » domine la situation géopolitique actuelle – qu’il s’agisse de la dette des ménages ou de la dette publique entraînant des pays entiers dans une situation de quasi-faillite. Mais quels sont les mécanismes de cette dette ? Qui sont réellement ici les débiteurs et les créanciers ? La dette est-elle le mode de fonctionnement normal d’une économie financiarisée ? Bref, peut-on parler d’une économie de la dette ?

M. Lazzarato (La fabrique de l’homme endetté. Essai sur la condition néolibérale, Amsterdam, 2011) a récemment fait l’hypothèse que le néolibéralisme procède par universalisation de la figure de l’endettement. Le néocapitalisme apparaît dès lors comme un capitalisme de la dette, dont les structures fonctionnent à un double niveau. Sur le plan objectif, la structure de la dette permet aux marchés et à leurs acteurs d’imposer des politiques de privatisation des services publics et de démantèlement de l’Etat social. Sur le plan subjectif, la relation créancier/débiteur implique de nouvelles modalités de production et de contrôle de la subjectivité, transformant l’entrepreneur de soi en consommateur insolvable.

Partant d’une critique de l’économie politique de la dette, Lazzarato rejoint les intuitions de Deleuze et Guattari sur la dette comme mode de production de la subjectivité et du rapport social. Il nous invite à élargir notre investigation dans la direction d’une anthropologie de la dette croisant les thèmes connexes du don, du contrat et du tribut (Mauss, Lévi-Strauss, Clastres, de Heusch). Nous ferons l’hypothèse que la dette est un mode de pouvoir, donc une construction historique et politique, présente dans toutes les sociétés suivant des configurations diverses (dette du chef vers le groupe, du groupe vers le chef, ou vers le pouvoir marchand).

Suivant cette hypothèse, il importera d’interroger la théologie de la dette (notamment le rituel du sacrifice et du bouc-émissaire), ainsi que les prolongements du motif théologique de l’être-en-dette dans la philosophie du XXe siècle (Heidegger, Lévinas, Derrida, Lyotard). On envisagera enfin les enjeux d’une éthique de la dette, à travers une problématisation des rapports entre dette et subjectivation. Dans quelle mesure la dette structure-t-elle le sujet comme conscience morale, et peut-être aussi comme sujet de droit ? La deuxième topique freudienne n’invite-t-elle pas à envisager une scène inconsciente de la dette, sous la forme du Surmoi ? Quelles conséquences en tirer pour les rapports entre subjectivation et assujettissement ?

C’est à l’intersection de ces plans économique, anthropologique, théologique et éthique que nous tenterons de cerner l’existence de véritables politiques de la dette. A l’horizon du séminaire, cette ultime question : peut-on concevoir une politique qui émanciperait l’être humain du mécanisme de la dette, ou faut-il reconnaître en celle-ci un invariant anthropologique ?

  • Prérequis : Niveau Master en philosophie
  • Lecture(s) obligatoire(s) : Les titulaires en informent les étudiants en début d’année
  • Modalités d’apprentissage : Séminaire de recherches (Master et Doctorat). En principe tous les 2e et 4e jeudis du mois, les 1er et 2e quadrimestres
  • Modalités d’évaluation : Les titulaires en informent les étudiants en début d’année